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"Les femmes dans les sociétés hellénophones de l’Orient romain"

Colloque international

Organisé par Sophie Lalanne (ANHIMA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
 
Les 13 et 14 juin 2014
Galerie Colbert, INHA, 2 rue Vivienne, 75002 PARIS
 
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Pourquoi traiter des femmes dans les sociétés hellénophones de l’Orient romain ? Il s’agit en priorité de donner une visibilité plus grande à une large catégorie de la population des cités grecques de l’Empire qui en est privée le plus souvent au regard des thématiques habituellement privilégiés par les historiens : vie civique, sophistique, diplomatie, armée, ingénierie, chancellerie…
Certes, l’étude de l’évergétisme a donné naissance à quelques beaux portraits comme celui de Plancia Magna de Pergé, tandis que de rares femmes illustres, comme l’épouse romaine d’Hérode Atticus, Regilla, ou l’impératrice Julia Domna, ont fait l’objet une monographie entière. Ont été étudiées également les prêtresses du culte impérial ou, dans le domaine des représentations, les héroïnes des romans grecs et des traités de Plutarque. Mais ces coups de projecteur sont loin de couvrir le champ des études possibles et privilégient des femmes issues de la classe sociale la plus élevée, défaut de perspective qu’il faudra, dans la mesure du possible, tenter de corriger.
Par ailleurs, depuis la parution de l’ouvrage fondamental de Riet van Bremen, The limits of participation (Amsterdam, 1996), il est devenu évident qu’un certain nombre d’idées reçues devaient être réexaminées et discutées. Parmi celles-ci, comptons la plus fréquente apparition des femmes sur la scène publique ou leur supposée émancipation par rapport à la tutelle masculine, notamment sur le plan financier.
Se pose alors la question de savoir si la situation des femmes grecques a été réellement plus avantageuse dans le cadre politique et juridique de l’Empire qu’aux époques antérieures. En outre, s’il est avéré que les femmes ont tiré avantage de l’évolution des sociétés civiques à l’époque impériale, à quoi cette évolution doit-elle être attribuée ? D’une manière générale, était-il préférable ou non pour une femme d’être l’épouse d’un notable grec doté de la cité romaine ?
Ce colloque international vient clore un cycle commencé par deux journées d’études qui se sont tenues en 2012 et 2013. Il rassemble des historiens spécialistes de sources diverses et se donne pour objectif de reconstituer, comme en mosaïque, le portrait d’une figure encore mal connue, mais aussi d’établir des comparaisons avec des figures masculines équivalentes dans un contexte documentaire donné.

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