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Journée d’étude "Codifier les pratiques sociales"

"Réflexions sur les savoirs sociaux dans la Méditerranée hellénistique et romaine"

Organisée par Lucia Rossi (HASTEC, ANHIMA) et Cyrielle Landrea (ANHIMA)
 
Mercredi 3 juin 2015 de 9h à 18h
Salle Vasari, INHA
 
Ce projet de journée d’étude est issu de la collaboration entre les programmes de recherche "Savoirs d’État dans la République romaine" et "Droits grec et hellénistique", approches historique et anthropologique du laboratoire ANHIMA. Il vise à conjuguer nos approches respectives dans le cadre d’une réflexion sur les savoirs sociaux et sur les processus historiques ayant abouti à leur constitution. Il s’agira donc d’étudier les manifestations concrètes de ces savoirs, tout comme les interactions entre ces derniers et les pratiques qui en découlent.
Dans cette perspective il nous a paru pertinent d’articuler la réflexion autour de la notion de codification des pratiques sociales. Bien sûr il ne s’agit pas de postuler d’emblée l’existence d’une codification uniforme et clairement visible, mais plutôt d’en déceler les manifestations, les évolutions ou au contraire l’inexistence dans une perspective chronologiquement et géographiquement diversifiée.
Plus précisément, il s’agira de déterminer si et dans quelle mesure les pratiques sociales considérées ont contribué à la définition d’une identité collective, communément reconnue par les membres des groupes concernés. C’est à ce stade qu’intervient l’objet intellectuel que nous avons appelé « codification ». Dès lors qu’il y a partage et identité commune, peut-on dégager une volonté explicite de définir les « codes », écrits ou gestuels, de cette identité et par quels acteurs ? En d’autres termes, la construction d’un objet identitaire est-elle l’apanage des acteurs des pratiques, agissant en toute autonomie (d’action et de pensée) ou bien ne résulte-t-elle pas d’un phénomène plus ample, impliquant des acteurs extérieurs et notamment les autorités publiques ?
Nous tenterons de dégager la résonance que les actes et les écrits, définis comme des « pratiques », avaient dans le contexte plus ample de la société civique, en précisant la part jouée par l’État et les modalités de son intervention dans ce contexte. Il s’agira donc de comprendre par quels moyens l’État a orienté le développement et la conservation de certaines pratiques sociales, contribuant ainsi à la constitution de savoirs sociaux. Parmi les manifestations multiples de l’autorité souveraine, nous avons choisi de nous attarder sur l’acte normatif qui encadrait et légitimait l’existence de certains comportements sociaux.
 
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