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Habitus et praxis

responsables :

Jean-Pierre Guilhembet (Paris Diderot Université) et Raphaëlle Laignoux (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

membre titulaire :

Sylvia Estienne (ENS)

autres participants (membres associés, partenaires honoraires et correspondants) :

HALMA (Lille, resp. : Stéphane Benoist et Christine Hoët-van Cauwenberghe)
ARTEHIS (Dijon, resp. : Sabine Lefebvre)
CREHS (Arras, resp. : Anne Daguet-Gagey)
Pascal Montlahuc (EFR), Romain Millot et Kévin Blary (doctorants ANHIMA)

> présentation

Dans le prolongement de Monumenta, collaboration réussie entre quatre équipes, ce nouveau projet collectif porte sur les pratiques, représentations et lieux du politique dans le monde romain. L’objectif général est d’étudier la fabrique du politique du IIe s. av. au IVe s. ap. J.-C., en particulier la légitimation du pouvoir et ses manifestations concrètes dans l’espace public romain, à travers l’habitus et la praxis politiques des différents groupes de « gouvernants » et « gouvernés » qui participent à l’économie du pouvoir.
Deux perspectives complémentaires seront mobilisées sur la longue durée et dans une approche multiscalaire (maisons, cités, provinces, capitales, empire). D’un côté, repérer comment les élites gouvernantes cherchent à imposer leur pouvoir et leur vision du pouvoir (leur praxis et leur habitus politiques propres), en étudiant les modalités de prise de décision et d’expression du pouvoir politique. Il s’agit de mettre en évidence la diversité et l’originalité des moyens employés, notamment l’utilisation d’outils de gouvernement et de légitimation symboliques (programmes édilitaires et architecturaux, « discours iconographique » de légitimation, organisation toponymique de Rome et de l’empire…). D’un autre côté, coordonner des enquêtes sur la réception de ces pratiques et de ces constructions patrimoniales et symboliques, en analysant l’habitus et la praxis politiques des différents secteurs de la population qui contribuent, par leurs attestations publiques de légitimité ou au contraire leurs actes de contestation, à la fabrication du politique. Parmi ces acteurs collectifs, cinq groupes stratégiques seront privilégiés : les élites aristocratiques, la plèbe urbaine, les soldats, les cités italiennes, les habitants et cités des provinces.
C’est à partir d’une analyse conjointe des textes (sources littéraires, juridiques, épigraphiques, papyrologiques…) et des images diffusées dans les espaces considérés (statues, monnaies, reliefs…), que seront étudiées ces différentes pratiques, comportements et représentations politiques. Le programme se fondera également sur une approche pluridisciplinaire et comparative, afin de mieux comprendre pourquoi la légitimation du pouvoir peut apparaître plus ou moins réussie selon les lieux et les périodes. En anthropologie et histoire urbaines, est prévue la réalisation d’une base de données toponymiques, sous Filemaker, le Dictionnaire des toponymes de Rome, réalisée en collaboration avec J.-P. Dedieu (CNRS-LARHRA UMR 5190, Lyon) et C. Courrier (CCJ UMR 7299, AMU), destinée à comporter environ un demi-millier d’entrées, et accueilli par Huma-Num. D’autres inventaires exhaustifs de sources sont aussi envisagés, par exemple celles qui associent gestes et lieux (interaction des espaces, des parures monumentales et des acteurs du jeu politique).
 
Deux types de réunions sont privilégiés :
– Un séminaire bi-annuel destiné à faire connaître des travaux en cours (en particulier des doctorant.es ou jeunes docteur.es et des chercheurs étrangers) et à présenter des ouvrages récents. Exemples de séances envisagées : les rivalités entre élites et les types de mobilisation qu’elles entraînent (notamment les conspirations à l’époque républicaine et sous l’Empire), l’habitus et la praxis spécifiques de certains des groupes de réception évoqués (entre autres la plèbe urbaine), des séances pluridisciplinaires avec des politistes et des anthropologues (sur la question des « croyances politiques »).
– Des journées d’études thématiques, au rythme d’au moins une par an, chacun des quatre pôles (Arras, Dijon, Lille, Paris) étant chargé en alternance de l’organisation.

> projets

colloque :

15-16 janvier 2019 : « Lectures pratiques du charisme politique dans l’Antiquité grecque et romaine », colloque international organisé par J.-P. Guilhembet, R. Laignoux et P. Montlahuc, École française de Rome (Piazza Navona, 62).

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