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Genre et politique : le laboratoire antique

Séminaire d’Épineuil 2011


Le séminaire international en résidence d’Épineuil 2011 intitulé « L’individu et la fonction. Genre et pratiques socio-politiques en Grèce et à Rome » a été organisé par les axes de recherche « Logiques de genre dans les mondes grecs et romains » et « Le politique dans les cités grecques (époques archaïque et classique) » de l’Unité ANHIMA (UMR 8210).
Le séminaire a lieu du jeudi 15 septembre (14h) au samedi 17 septembre 2011 inclus.
 

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Présentation :

Magistrat, évergète, pater et mater familias, impératrice ou encore marchande de ruban, orateur, poète ou courtisane : nous connaissons avant tout les hommes et les femmes de l’Antiquité par la fonction qu’ils occupent dans les différentes pratiques sociales, économiques et politiques des sociétés grecques et romaines. Les documents textuels, iconographiques ou archéologiques permettent à l’historien d’appréhender les fonctionnements économiques et institutionnels, les systèmes politiques et les transferts culturels, mais qu’en est-il des individus eux-mêmes ? Quels liens les Anciens établissaient-ils entre une fonction occupée et la personne qui en avait la charge ? Quels critères entraient en considération pour déterminer si un homme ou une femme était digne, ou non, d’assumer une fonction particulière ?

Recourir à la méthode du genre est une façon de mettre en perspective les critères antiques établissant la bonne concordance entre l’individu et sa fonction. L’identité de sexe et de genre, en effet, modifie parfois la force, le classement et l’importance de ces critères. Qu’est-ce qui fait qu’un homme politique, qu’un stratège, qu’une chorège ou une matrone soit considéré comme bon/bonne, à sa place et efficace ? Existe-t-il des fonctions féminines et des fonctions masculines ? Comment s’élabore l’évaluation qui conduit à décider si l’individu est « digne » de la place qu’il occupe ? À quel moment les caractéristiques considérées comme propres à l’individu (charisme, autorité, qualités morales et esthétiques, savoir et connaissances techniques) sont- elles perçues comme opposées à une fonction (de père ou de mère, d’amant ou d’aimé, de poète ou de médecin par exemple) ? On l’aura compris, il convient d’entendre le terme de « fonction » dans son sens large et de prendre en considération les domaines administratifs, institutionnels et religieux, mais également ceux que les sociétés contemporaines relient plus volontiers au champ du métier et de l’art d’une part, du personnel, de l’amour et/ou du familial d’autre part.

Par cette démarche consistant à historiciser les notions de sexe, d’individu, de pouvoir et d’autorité, il s’agit de tenter d’établir la part que prend le genre parmi les critères de distinction potentielle des individus et de mettre au jour les catégories de pensées propres au Anciens dont les nuances ont parfois été occultées par les a priori contemporains sur le sexe, la sexualité ou l’identité personnelle. En retour, et à l’heure où nos sociétés interrogent avec force la façon d’« incarner une fonction » ou d’en « être à la hauteur », les travaux des historiens de l’Antiquité permettront également de mettre en perspective les discours et les pratiques du présent.
 

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