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FIGVRA "La représentation du divin dans les mondes grec et romain"

Présentation


Coordinateur

Nicole Belayche (EPHE)
 

Le groupe de recherche européen FIGVRA (Allemagne, Belgique, France, Grèce et Suisse) poursuit les objectifs qu’il s’était fixés en 2007-2008 :

Bilan à la fin de 2011

- 1) 15 rencontres principales. Le détail des rencontres est donné ci-dessous. FIGVRA a également donné lieu à des séances de travail plus ponctuelles (ex. FIGVRA 3 Paris) et des conférences régulières de N. Belayche à l’EPHE depuis 2008-2009. ‘Paris’ a constitué un lieu commode de regroupement (cf. la rencontre « Bilan-Perspective » en 2010). Mais les rencontres sur axes thématiques furent en majorité organisées en collaboration entre les partenaires (4 : Paris-Erfurt, 5 : Erfurt-Toulouse, 6 : Liège-Genève, 7 : Genève, avec Paris et Toulouse, 8 : Erfurt, Liège, Paris, 11 : Toulouse, avec Genève et Paris, 13 : Athènes & Paris, 15 : Paris & Liège) ;
- 2) les productions scientifiques : à ce jour sont parus 4 ouvrages ou dossiers thématiques dans des revues – soit 600 pages environ – et 5 autres sont à paraître ou sous-presse pour les rencontres les plus récentes, sans compter les articles individuels des membres du groupe suscités par nos travaux ;
- 3) FIGVRA est un ‘lieu’ actif de participation des doctorants et post-doctorants (cf. les publications de FIGVRA 1, 2, 7, 11, 12 et la coordination de la publication de FIGVRA 11 Toulouse).
 

Les conditions (scientifiques et institutionnelles) de nos travaux :
- 1) un sujet riche et inégalement abordé jusqu’alors : pour des historiens de l’Antiquité, a fortiori historiens des religions, poser la question de la représentation du divin équivaut à s’interroger sur l’objet même de leur étude. L’objectif d’ensemble était d’étudier comment les hommes rendent présentes, concrètement ou intellectuellement, par quelque langage que ce soit (rituel, figuré, conceptuel) des instances surnaturelles qui n’appartiennent pas au monde de l’observation, bien que les hommes affirment communiquer avec elles ou en faire l’expérience. Les modes de représentation sont multiples : plastique (les figurations des dieux), politique (le rôle attribué aux puissances supérieures dans la conduite de la collectivité), symbolique (à travers les rituels), conceptuel (les systèmes théologiques), narratif (les récits mythiques), etc. Cette représentation est inséparable des autres représentations sociales, entre autres de la représentation du pouvoir et, plus généralement, des formes de hiérarchisation. Notre ambition – et originalité – a consisté à questionner cette représentation en combinant les moyens interprétatifs (de l’archéologie du rituel à l’exégèse et du texte à l’image) et en pratiquant un comparatisme modérément contrastif sur la longue durée (de la Grèce archaïque à l’Antiquité tardive), et dans des milieux culturels étendus à l’ensemble du bassin méditerranéen. Avec la « représentation » du divin, l’horizon d’attente était à la fois la « fabrique » des polythéismes (comment et pourquoi fait-on un dieu, « tous les dieux », ou le dieu ?), mais aussi leurs structurations et fonctionnements aussi modelables et divers qu’il y avait de circonstances et de cadres institutionnels, donc toutes ces opérations de « bricolage » (pour employer un terme capable de souligner leur dimension empirique et non dogmatique) qui informent au quotidien des mondes ni clos ni figés, mais au contraire ouverts et plastiques par nature.
- 2) L’engagement de multiples partenaires, français (parisiens, rennais et toulousains) et européens (Liège, Erfurt, Genève, Athènes) et le soutien de toutes les institutions universitaires et de recherche dont les partenaires sont membres
- 4) la constitution du GDRE avec des partenaires aux compétences variées et complémentaires. La coopération scientifique a été montée lors d’un « Atelier européen préliminaire (21-23 février 2007) », qui a procédé à un état des lieux de la recherche aux plans historiographique, épistémologique et méthodologique et à un premier répertoire des processus de construction et de modification de la représentation du divin. Nous avons défini huit axes thématiques qui ont guidé la recherche au cours des quatre années.
- Nomination, dénomination et adresses rituelles ;
- Représentation du divin, instances de décision et sources d’autorité ;
- Contrôle des divinités et construction de leur altérité ;
- Portée théologique des dispositifs cultuels, bâtiments et objets ;
- Images divines en contexte cultuel ;
- Divinités associées en images ;
- Représentations du divin et interférences culturelles ;
- Configurations et typologies des mondes divins.
Cette série de facettes de la représentation du divin dans les sociétés grecque et romaine a été déclinée et analysée dans une succession de rencontres qui ont mis en évidence une multitude de formes d’expression et la diversité des registres (dénomination, figuration, rituel, conception) dans lesquels ces expressions prenaient place.

Le colloque conclusif de mars 2012 à Paris (FIGVRA XV) insistera pour finir sur la dimension dynamique.

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