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Journées d’études "Question d’autorité"

Genre et pratiques socio-politiques dans l’Antiquité grecque et romaine (volet 2)

Journées d’étude organisées par Sandra Boehringer (Université de Strasbourg) et Violaine Sebilotte Cuchet (Université Paris 1)
 
Vendredi 26 et samedi 27 octobre 2012
à l’INHA, Paris
 
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Stratège, orateur, prêtre et prêtresse, mais aussi médecin, oracle, messager ou poète : comment une personne à qui l’on fait crédit d’un savoir ou d’une compétence, qui est investie d’une charge, d’une fonction ou d’une mission, fait-elle autorité ? Quels critères entrent en considération, en Grèce ou à Rome, pour déterminer et évaluer cette autorité, son champ d’action et ses effets ?
À ces questions qui visent à mettre en évidence les nuances des comportements et des perceptions antiques de ce qui, pour nous modernes, relève de l’« autorité », cette rencontre scientifique se propose d’ajouter celles qui portent sur le sexe et le genre : l’identité de sexe d’une personne a-t-elle un impact sur le crédit que l’on accorde à quelqu’un ? Dans quels contextes l’autorité d’une personne se voit-elle renforcée ou, au contraire, diminuée ? Dans quelle mesure certains comportements (pratique sexuelle, posture, vêtement) viennent-ils modifier le crédit que l’on accorde à quelqu’un ? Les actions d’Aristodemos, tyran de Cumes, surnommé Le Mou (malakos), ou encore le succès de Favorinos, l’orateur eunuque à la voix haut perchée, nous poussent à nous méfier des grilles de lecture masculin/féminin trop schématiques.
L’enquête portera également sur les individus concernés par cette autorité, celles et ceux qui la reconnaissent, l’acceptent ou s’y soumettent, celles et ceux qui y échappent ou la refusent ; elle s’intéressera également aux moyens mis en œuvre pour rendre efficiente cette autorité : y a-t-il des façons différentes d’exercer une autorité, une façon de convaincre, des manières d’influencer et de toucher l’auditoire selon le sexe et/ou le genre des individus visés ? Comment expliquer la force de la parole de Véturie sur Coriolan ? L’importance de Diotime dans la démonstration de Socrate ? La confiance dont jouit Agrippine auprès des troupes romaines ? Les privilèges que s’octroie Kyniska à Sparte et ceux qui sont votés pour Archippè par les citoyens de Cumes d’Eolide ?
Si les sociétés antiques ont laissé peu de place aux femmes dans les fonctions officielles et visibles, l’autorité n’est pas, loin s’en faut, l’apanage du masculin. Point de « trouble dans le genre », mais une façon grecque ou romaine de penser les rapports entre les individus.
 
Cette rencontre représente le deuxième volet d’un travail collectif consacré au genre et aux pratiques socio-politiques dans l’Antiquité grecque et romaine : la réflexion se poursuivra, dans un troisième temps, autour des notions d’inversion et de transgression de genre lors du séminaire en résidence, les 6, 7 et 8 juin 2013, en Bourgogne.

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