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Soldats, civils et barbares dans l’empire romain

Responsables

Pierre Cosme (MCF, Univ. Paris 1 puis Pr., Univ. de Rouen, en sept. 2010)
Antony Hostein (MCF, Univ. Paris 1)
Benoît Rossignol (MCF, Univ. Paris 1)

Liste des participants

→ Membres ANHIMA :

J.-M. Carrié (DE-EHESS), D. Dana (CR-CNRS), S. Demougin (Doyen-IVe Section, EPHE, CNRS), X. Loriot (MCF honoraires- Univ. Paris 4), M. Reddé (DE-EPHE)

→ Autres Participants :

F. Cadiou (MCF, Univ. Bordeaux 3), A. Daguet-Gagey (Pr, Univ. d’Artois), P. Faure (MCF, Univ. Lyon 2), S. Janniard (MCF, Univ. De Tours), M. Kasprzyk (INRAP Grand Est-Univ. de Bourgogne), M. A. Speidel (Privat-Dozent, Univ. de Berne).

→ Doctorants :

V . Drost (Docteur, Univ. Paris 1), G. Sartor (Doctorant, EHESS).

→ Collaborations institutionnelles (notamment internationales) :

F. Beutler-Kränzl (MCF, Univ. Vienne) et R. Haensch (Zweiter Direktor, Kommission für Alte Geschichte und Epigraphik de Münich) ; INRAP Grand Est.

Enjeux

Le milieu militaire romain nous est connu par des sources nombreuses et diverses en constant renouvellement. Cette documentation s’inscrit dans la longue durée de l’histoire impériale romaine (Ier-Ve s.) et dans la diversité de sa géographie, mais elle manifeste aussi la cohérence d’une institution, la permanence de problèmes propres aux domaines militaires. Il s’agit d’approcher, dans une situation historiographique renouvelée, la condition militaire dans sa diversité et de saisir ses interactions avec la société impériale et ses populations.

Objectifs, méthodes et résultats

- 1) Sous le titre Vivre avec les militaires dans le monde romain, une première approche s’intéresse aux rapports noués entre civils et militaires à l’intérieur de l’empire. Ce projet se donne pour objectif une nouvelle approche des relations entre civils et militaires dans l’empire romain, à la lumière des nombreux nouveaux documents publiés depuis quelques années. Cette documentation nouvelle incite en particulier à discuter le concept d’une militarisation croissante de la société romaine dans l’Antiquité tardive (R. MacMullen) en considérant les choses dans une plus longue durée. S’appuyant sur les acquis d’un programme précédents dont P. Cosme a dirigé la publication en début d’exercice (CCGG, 21, 2010) tout en en renouvelant le champ d’application et les perspectives, la réflexion porte particulièrement sur l’entourage des soldats et les situations de contact avec les civils à travers les opérations militaires mais aussi le maintien de l’ordre, l’implication de l’armée dans les activités économiques. Certaines régions exigent une attention plus particulière : les frontières, mais aussi certaines villes de garnison à l’intérieur de l’empire, au premier rang desquelles Rome. Cette diversité des questions et des espaces à étudier, est abordée par des journées d’études thématiques. La première d’entre elles, concernant les familles des soldats romains, s’est tenue le 28 janvier 2012. À la lumière des nouveaux documents disponibles (diplômes militaires, inscriptions, ostraka, fouilles de camp) et en reconsidérant les sources déjà connues, un bilan collectif a été tracé ouvrant de nouvelles perspectives en particulier sur le mariage des soldats. Outre les productions individuelles des membres participants, la publication de ces échanges doit donner lieu à une série d’articles dans une revue ou dans un ouvrage collectif.
-  2) Sous le titre L’Occident romain face aux invasions barbares (fin IIe début Ve siècles) : histoire et archéologie, une seconde approche met en place un groupe de recherche centré sur l’Antiquité tardive, période dont la physionomie a été bouleversée ces trente dernières années. Le premier volet s’appuie sur une approche historique fondée sur l’exploitation et le dépouillement de sources écrites et numismatiques. Ce dépouillement effectué dans le cadre d’ateliers, vise dans un premier temps à établir une chronologie et une cartographie précises des incursions barbares dans l’Empire. Ce travail préliminaire s’accompagne de réflexions concernant leurs conséquences, à différentes échelles et sur différents plans (institutions centrales et provinciales, civiles et militaires etc.). Le second volet, complémentaire, permet de croiser les regards des historiens avec celui des archéologues tout en changeant d’échelle d’observation. Il consiste en une collaboration avec le groupe de recherche A.T.E.G. pour « Antiquité Tardive en Gaule de l’Est », porté par des archéologues confirmés de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) ou des Universités de Bourgogne et de Franche Comté. Ce projet s’inspire des ateliers mis en place pour l’Ile de France par P. Van Ossel et P. Ouzoulias, avec une volonté plus affirmée d’intégrer les recherches des historiens. Ainsi, à travers les mutations observées, l’empreinte de l’Etat romain sur les provinces pourra être étudiée sur le temps long et dans toutes ses dimensions : réorganisation des maillages administratifs civiques et provinciaux, remodelages défensifs, redéfinitions des espaces d’échange et de circulation des hommes et des idées, etc. En plus de contribuer au renouvellement de nos connaissances sur ces questions, les analyses croisées entre archéologues et historiens permettent de nourrir des réflexions méthodologiques sur les apports, les limites, les points de contacts entre les différentes disciplines de l’histoire et de l’archéologie (épigraphie, numismatique, céramologie, études urbaines et rurales, etc.). Outre les productions individuelles des membres participants (participations aux colloques ATEG I de Strasbourg, ATEG II de Châlons-en-Champagne ; articles scientifiques en collaboration ; rapports de l’INRAP), les résultats obtenus seront concrétisés à travers les actes d’un colloque tenu les 8-10 nov. 2012 à Dijon (ATEG III).
Suite à la nouvelle affectation de P. Cosme (Univ. de Rouen), le programme est actuellement codirigé avec M. Reddé et S. Demougin. Il sera reconduit dans le cadre du futur projet quinquennal 2014-2018.

> Colloques et journées d’études

1- Les familles des soldats romains, 28 janvier 2012 (journée d’étude) – coord. P. Cosme, à paraître dans les Cahiers du Centre Gustave Glotz, 2014.

2- La place de l’État dans l’antiquité tardive dans la Gaule de L’Est [ATEG III, en coll. avec l’INRAP, Univ. Paris 4, Bourgogne, Franche-Comté, Tours), Dijon, 8-10 nov. 2012] – coord. B. Fort, A. Hostein, M. Kasprzyk, S. Janniard, P. Nouvel, à paraître dans un supplément de la Revue Archéologique de l’Est en 2014.

3- De l’or pour les braves, septembre 2013 (journée d’étude) – coord. M. Reddé avec la coll. de S. Demougin, X. Loriot, B. Rossignol.

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