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Enquêtes sur la constitution des savoirs dans l’Antiquité et sur l’Antiquité

> Projet “Lieux de savoir”

Porteurs :

Christian Jacob et Alain Schnapp

Membres associés d’Anhima :

Aurélien Berra (Univ. Paris-Ouest), Pierre Chiron (Univ. Créteil), Charles Guérin (Univ. Montpellier III)

Présentation :

Le projet éditorial Lieux de savoir découle des travaux menés dans le cadre du GDR « Les Mondes lettrés » (2002-2003), devenu GDRI (2004-2007), ainsi que dans l’ACI « Les savoirs de la réflexivité » (2003-2007), pilotés par Christian Jacob dans le cadre du Centre Louis Gernet.

Ces programmes de recherche, internationaux, comparatistes et interdisciplinaires, visaient à constituer le champ d’une nouvelle forme d’histoire des savoirs, centrée sur les pratiques, les acteurs, les instruments, les opérations. Leur ambition était d’opérer un rapprochement entre les disciplines d’érudition et les sciences sociales, en enrichissant l’expertise des philologues, historiens du livre, des religions, des sciences et de la philosophie, par le croisement avec les problématiques de la sociologie des sciences et des pratiques culturelles ainsi que de l’anthropologie.

Après un premier volume publié en 2007 (Lieux de savoir, Espaces et communautés, Paris, Albin Michel), un deuxième volume a été préparé entre 2007 et 2010, et a été publié en janvier 2011, sous le titre Lieux de savoir, Les mains de l’intellect (52 auteurs). Cet ouvrage de 986 pages propose une exploration des pratiques savantes, des gestes de la main aux opérations intellectuelles. Chaque section de l’ouvrage est le lieu d’une confrontation d’études de cas, articulées par un texte d’introduction théorique. L’ensemble de l’ouvrage a une portée expérimentale et programmatique, en ouvrant de nouvelles perspectives de recherche sur les savoirs humains, au carrefour de l’histoire et de l’anthropologie.

Un effort particulier a été mené pour permettre le dialogue interdisciplinaire et la communication de recherches spécialisées à un lectorat large.

La publication de l’ouvrage a donné lieu à un grand nombre de conférences, tables rondes, interventions dans différents médias, en France et à l’étranger. Conférences de Christian Jacob à Copenhague, Genève, Lausanne, Montréal. Interventions sur France Inter et France Culture.

Un carnet de recherche Lieux de savoir est édité sur la plateforme Hypotheses.org du Cléo.

> Projet "Athénée, histoire culturelle et philologie numérique"

Porteurs :

Christian Jacob et Aurélien Berra

Présentation :

Les Deipnosophistes d’Athénée de Naucratis connaissent un regain d’intérêt depuis la publication des actes du colloque d’Exeter, Athenaeus and his World, édités par John Wilkins et David Braund (University of Exeter Press, 2000).

Ce texte est d’une importance majeure pour comprendre la culture érudite à la fin du IIe siècle de notre ère, les méthodes de collection, de lecture, de citation des textes littéraires et savants.

Les Deipnosophistes sont au centre du travail de deux chercheurs d’Anhima, Christian Jacob, directeur d’études EHESS, et Aurélien Berra, maître de conférences à l’Université Paris-Ouest et membre associé de l’équipe.

Aurélien Berra, après avoir soutenu en 2008 un doctorat dans le cadre du Centre Gernet qui comportait une étude du livre X des Deipnosophistes, est actuellement engagé dans la préparation d’une édition des livres IX et X pour la Collection des Universités de France. Christian Jacob a achevé un livre The Web of Athenaeus, à paraître début 2013 dans la collection du Center for Hellenic Studies à Harvard University Press.

Depuis 2010, ces travaux ont pris une dimension collective, notamment avec les conférences complémentaires d’Aurélien Berra à l’EHESS sur les humanités numériques, qui sont devenues un lieu de réflexion et d’expérimentation concernant les nouvelles approches de l’édition et du commentaire des textes anciens. Ce séminaire réunit un public de chercheurs et d’ingénieurs, parmi lesquels un certain nombre de spécialistes étrangers.

Cette double perspective – Athénée comme témoin des pratiques lettrées de son temps, Athénée comme objet privilégié pour repenser les formes et les outils de la philologie – était au cœur d’une journée d’étude internationale organisée par Anhima et le LabEx Hastec. Sous le titre « Le papyrus et l’hypertexte. Athénée dans la cuisine du savoir – The Papyrus and the Hypertext. Athenaeus in the Scholarly Kitchen » (samedi 5 mai 2012), cette journée a proposé une réflexion méthodologique sur l’édition et l’étude des Deipnosophistes. Il s’agissait de permettre un dialogue entre des philologues ou historiens ayant travaillé sur ce texte et des spécialistes des technologies de l’érudition numérique. Sur l’exemple d’une tradition lettrée complexe, le but est d’aborder des questions aussi fondamentales que le traitement des réseaux de citations et la dimension critique de nos outils philologiques.

Cette journée a réuni des chercheurs travaillant en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis. L’un des participants, Gregory Crane, directeur du Perseus Project, a également donné une conférence plénière sur le développement des bibliothèques numériques savantes (vendredi 4 mai 2012).
→ Voir le carnet de recherche Philologie à venir

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