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Historique

La bibliothèque de recherche Gernet-Glotz, intégrée à l’UMR ANHIMA, est l’une des rares bibliothèques françaises consacrée à l’histoire ancienne.

Ouverte en 2004, elle regroupait à l’origine deux fonds documentaires, provenant respectivement du Centre Louis Gernet, centre de recherches comparées sur les sociétés anciennes, et du Centre Gustave Glotz, recherches sur les mondes hellénistique et romain. La plus ancienne des deux structures, la bibliothèque Glotz, a été fondée en 1961. Elle était alors la bibliothèque d’histoire ancienne de la Sorbonne encore unifiée qui hérita dès sa fondation de livres légués par Gustave Glotz et Théodore Reinach. Ce noyau se trouva ensuite enrichi par l’acquisition de la bibliothèque de Charles Picard. Outre les acquisitions régulières, elle a bénéficié de legs importants provenant des bibliothèques d’historiens comme William Seston, Louis et Jeanne Robert et de François Hinard. La bibliothèque du Centre Louis Gernet, plus récente, a été créée à l’initiative de Jean-Pierre Vernant en 1975. À côté des achats réguliers, elle a également bénéficié de dons importants, en particulier ceux de Victor Goldschmidt, Henri-Irénée Marrou, Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet, Nicole Loraux.

Dès les années 1980, Claude Nicolet avait proposé, dans un rapport présenté au Ministère de la Recherche, de regrouper en un seul lieu ces deux ensembles consacrés à l’histoire ancienne mais dispersés dans Paris. En 2004, en accueillant cet outil de recherche dans ses locaux, l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), à peine fondé, a permis de concrétiser ce projet.

Aujourd’hui, la bibliothèque Gernet-Glotz continue d’accroître ses collections avec de nouveaux achats et a reçu notamment depuis sa création les legs de Claude Nicolet, Mireille Cebeillac, Joseph Mélèze et, plus récemment, François Lissarrague. Une section remarquable est constituée par les fonds de la famille Poinssot, une collection unique sur l’Afrique coloniale et sur la réception de l’Antiquité, acquise en 2006, qui témoigne des intérêts disciplinaires de trois générations d’archéologues français qui ont travaillé tout au long du XXe siècle en Afrique du Nord. Cette acquisition a été faite en coordination avec la bibliothèque de l’INHA qui possède les archives Poinssot. En 2019, la bibliothèque a ouvert une nouvelle section papyrologie suite à l’acquisition d’une partie de la bibliothèque de l’historien Joseph Mélèze.

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