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Présentation du Centre

L’unité mixte de recherche ANHIMA « Anthropologie et histoire des mondes antiques » est située dans la galerie Colbert, face au quadrilatère Richelieu, dans le centre de Paris et dispose également d’une antenne (pôle épigraphique) sur le Campus Condorcet à Aubervilliers.

Galerie Colbert

Avant ANHIMA

L’unité est née en 2010 de la fusion de trois laboratoires préexistants, deux UMR et une équipe d’accueil (EA) :

  • l’ex-UMR 8567, « Centre Louis Gernet. Recherches comparées sur les sociétés anciennes », CNRS/EHESS, créée en 1964 par Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet et Claude Mossé ;
  • l’ex-UMR 8585, Centre Gustave Glotz. « Recherches sur les mondes hellénistique et romain », CNRS/Université Paris 1/EPHE/Université Paris 4, issue d’une équipe fondée en 1978 par Claude Nicolet ;
  • l’ex-EA « Phéacie. Pratiques culturelles dans les mondes grec et romain », Universités Paris 1/ Paris 7, créée en 2000 par Pauline Schmitt Pantel et Louise Bruit Zaidman.

En 2014, ANHIMA a intégré une unité (ex-USR 710) dédiée notamment à la production de l’outil bibliographique l’Année épigraphique.


ANHIMA aujourd’hui

Multi-tutelles depuis sa création (CNRS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, EHESS, EPHE, Université Paris Cité), l’UMR a également développé un partenariat étroit avec l’institution hébergeante, l’INHA (Institut national d’histoire de l’art). Dirigée successivement par François de Polignac (2010-2014), Violaine Sebillotte Cuchet (2014-2018) et Cecilia D’Ercole (depuis 2019), l’unité regroupe aujourd’hui plus de 60 enseignants-chercheurs et chercheurs (auxquels s’ajoutent 35 membres émérites et honoraires), 10 personnels de soutien à la recherche, ainsi que 65 doctorants (en 2022). Elle est membre des Labex Hastec et Dynamite et partenaire de plusieurs GIS (Humanités classiques, Institut du genre et de la cité du genre). En raison de la variété de ses thématiques scientifiques et de ses pratiques interdisciplinaires, l’unité est rattachée à deux sections CNRS, la section 32 « Mondes anciens et médiévaux » (principale) et la section 35 «Philosophie, littérature, arts ».

ANHIMA met au service de la communauté scientifique sa bibliothèque « Gernet-Glotz » spécialisée dans le domaine des sciences de l’Antiquité, riche de 60600 volumes dont 450 périodiques (120 vivants). Forte de ses partenariats au sein du quadrilatère Richelieu (Bibliothèque nationale de France, INHA), cette bibliothèque a un rôle très important pour la cohésion et l’attractivité de l’unité. Ce lieu de travail internationalement reconnu s’inscrit pleinement dans la communauté des étudiants, des spécialistes et plus largement, dans la société.


Nos domaines disciplinaires

Comme son nom l’indique – Anthropologie et histoire des mondes anciens –, ANHIMA revendique une spécificité aux niveaux national et international, par sa pratique des sciences de l’Antiquité associant étroitement anthropologie et histoire, humanités classiques et numériques. Elle est le seul pôle francilien consacré à l’étude globale des sociétés antiques en tant qu’objet total, y compris objet de savoirs.

Ses programmes scientifiques s’organisent autour de 4 axes thématiques :

  1. Dynamiques religieuses des mondes anciens ;
  2. Droit, institutions, sociétés ;
  3. Identités, pratiques et représentations ;
  4. Corpus et constitution des savoirs, archéologie.

Ces axes autorisent des convergences, permettent de nouveaux croisements et rapprochements entre des champs d’intérêt, des méthodes et des questionnements multiples, ainsi que des opérations communes autour de l’analyse des sociétés de la Méditerranée antique dans leurs systèmes de croyances, dans leur organisation territoriale et politique, dans leurs cultures, dans leur environnement matériel, leurs savoirs et traditions à travers leurs pratiques, leurs institutions, leurs discours et leur imaginaire. L’objectif est donc de comprendre les cultures de l’intérieur, dans leurs logiques propres et leur spécificité culturelle.

ANHIMA est ainsi, en 2023, un laboratoire qui encourage des études historiques centrées à la fois sur les textes issus de la transmission manuscrite et sur les inscriptions, sur la documentation visuelle et sur la culture matérielle, en associant la technicité du travail de première main sur les sources anciennes, l’intégration des outils numériques, et des questionnements historiques et anthropologiques plus larges, grâce à l’ouverture aux sciences sociales et au comparatisme.

Trois revues – Mètis, les Cahiers du Centre Glotz et Cahiers « Mondes anciens » – témoignent également de sa vitalité scientifique. Ses modèles et questionnements interprétatifs sont nourris par les disciplines proches que sont l’anthropologie, la littérature, la philosophie, la sociologie, les sciences religieuses, l’archéologie, l’histoire de l’art. Si cette perspective globale est principalement centrée sur la Méditerranée grecque et romaine, elle implique également l’intérêt pour les mondes extra-européens (Inde, Mésopotamie …) et pour les enjeux sociétaux contemporains, dans un contexte national comme international.

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